Cette période de guerre est un moment décisif pour la RDC. C’est un moment où elle a un choix crucial à opérer face à deux options qui se présentent devant elle à savoir : La lâcheté ou la bravoure.
La première option : la lâcheté c’est-à-dire, reculer, négocier en position de faiblesse face à l’ennemi et lui donner de ce fait le pouvoir de continuer à piétiner sur sa souveraineté et cracher sur la mémoire de ceux qui ont lutté pour l’indépendance de ce pays, tous ceux qui se sont battu pour ce pays jusqu'au sacrifice suprême, tous ces militaires tombés armes à la main pour la défense de leur Mère patrie, tous ces civils tués, femmes violées, toutes ces personnes qui ont vécu l’horreur et qui sont malheureusement condamnés à vivre avec ce traumatisme, tous ces gens qui maudissent le destin parce que convaincu que la providence ne leur a été pas favorable.
Cette lâcheté, si elle est choisie, va continuer à faire vivre les congolais dans une humiliation totale et sans précédent.
Par contre,
La deuxième option : la bravoure, cet acte qui doit animer non seulement les décideurs politiques mais aussi le peuple dans son ensemble à prendre le toro par les cornes et affronter le danger qui guette le pays, est le seul moyen grâce auquel le Congo va enfin se réveiller et donner une bonne leçon au petit Rwanda dont les signes montrent que celui-ci commence désormais à être laché...
En effet, depuis plusieurs décennies, les congolais ont vécu l'inimaginable dont aucun mot ne peut décrire les atrocités commises dans la partie Est du pays et ce, dans une omerta totale de la communauté internationale.
Il est temps que cela cesse et que les congolais, peuple ardent comme le temoigne l'hymne national, se levent comme un seul homme et décident de se battre sur tous les fronts en utilisant toutes voies possibles : belliqueuse (militaire ) et diplomatique.
L’heure n’est plus à la distraction, ce moment est très déterminant pour l’histoire et la dignité de ce pays. Il faut décider non seulement du type de Congo dans lequel il faudra désormais vivre mais aussi et surtout quel Congo légué aux générations à venir.
Soit un Congo fort et courageux, soit un Congo faible et humilié.
Cette responsabilité qui deviendra historique, doit nous pousser à réfléchir sur les décisions à prendre car elles concernent non seulement les générations présentes, mais aussi celles à venir.
Nous devons nous battre car la liberté s'arrache et le respect s'impose.
Peuple congolais, l'hymne national ne vous demande-t-il pas de vous lever (débout congolais) ? de dresser le front longtemps courbé ?
Peuple ardent, l'hymne national ne vous demande-t-il pas de battir un pays plus beau qu'avant ?